Installés au cœur du Bordelais, Aurélie et Yann décident se lancent dans la construction d'une maison écologique. Mais les relations avec l'architecte se dégradent : ils lui rachètent les plans (10 000 euros). Un maître d'œuvre reprend le projet et l'enveloppe de 500 000 euros est réévaluée à 600 000, puis à 950 000 euros ! Le projet est modifié. « Non seulement un projet écologique entraîne jusqu'à 40 % de surcoût, mais trouver des entreprises qualifiées relève de l'impossible : il n'y a personne pour la mise en concurrence ou alors dans des délais intenables », explique Aurélie. Le chantier se passe mal. Le cuvelage, en parpaings au lieu de béton banché, inondé, est à refaire. Le couple investit dans une pompe espérant rentrer dans ses fonds grâce à l'assurance dommage- ouvrage. La récupération des eaux de pluie est faite en dépit du bon sens. Résultat : un procès en cours contre le maître d'œuvre, l'ingénieur béton et l'entreprise de gros œuvre. « Il ne faut jamais se lancer sur un chantier écologique si le maître d'œuvre n'est pas spécialisé, indique Aurélie. Il faut aussi avoir du temps en termes de réalisation de chantier. » |