Le monomur utilisé (Thermopierre) est en béton cellulaire, produit et commercialisé sous la forme d'un système d'isolation répartie, destiné au gros œuvre d'une construction. Il offre une protection conforme aux exigences de la RT 2005, sans aucun autre matériau d'isolation complémentaire. L'isolation thermique est homogène et identique en tout point, ce qui évite les ruptures d'isolation, ou ponts thermiques. Ceux-ci sont responsables de 40 % des pertes d'énergie en autorisant la circulation des flux de chaleur. En les supprimant, on peut réaliser des économies d'énergie très substantielles pouvant aller jusqu'à 50 % par an. Des murs porteurs isolés et respirantsCe système équilibre naturellement l'air intérieur de la maison, quelle que soit la saison. En été, la chaleur accumulée dans la paroi pendant la journée est restituée vers l'extérieur pendant les heures les plus froides de la nuit : l'atmosphère reste fraîche et agréable. En hiver, le phénomène s'inverse et génère d'importantes économies d'énergie sur le chauffage. Les murs ainsi construits sont porteurs, isolés et respirent. Ils sont adaptés à une réalisation s'inscrivant dans une démarche HQE. Avec une conductivité thermique de 0,10 W/m.k, le système présenté sur ce chantier permet de construire des murs porteurs de 30 cm d'épaisseur présentant une résistance thermique de 3,03 m2K/W (3,63 m²K/W en 36,5 cm). Et c'est le seul système constructif qui, dès 25 cm d'épaisseur, obtient des performances allant au-delà des exigences de la RT 2005 et prépare déjà celles de la RT 2010. Par ailleurs, cette solution fait gagner du temps de mise en œuvre. Structure porteuse et isolation thermique étant réunies dans un seul et même élément, les chantiers sont simplifiés. Plus besoin de monter des étais et des coffrages pour la pose du plancher, pas de béton coulé et donc pas de temps de séchage, pas d'isolant à poser bien sûr, et l'installation des menuiseries, de la plomberie et des réseaux électriques est également simplifiée. Une pose qui nécessite un vrai savoir-faireLa construction de ces murs performants nécessite un vrai savoir-faire. Après la préparation du mortier colle, la pose du premier rang exige un soin particulier : joints verticaux aux départs d'angles et ruptures d'emboîtements, coupes et ajustements. Trois techniques de démarrage sont possibles : sur un lit de mortier frais hydrofugé, en interposant un feutre bitumeux d'arase non hydrofugée ou sur arase sèche hydrofugée précoffrée. Sur les rangs suivants, la pose des blocs modulaires se fait à joints croisés, avec un recouvrement égal à l'épaisseur des blocs ou au tiers de leur longueur. On vérifie l'aplomb et le niveau qu'on corrige rapidement à l'aide du maillet. Il faut respecter les particularités des ouvertures, poser les linteaux et veiller à la jonction des refends avec les murs extérieurs et prendre également des précautions pour les chaînages périphériques, la pose des dalles de plancher, de toiture, la réalisation des trémies, pignons, etc. Le tout en suivant les prescriptions du DTU* 20.1. Les finitions (extérieures et intérieures) devront, elles, se conformer aux DTU 25.1, 59.1 ou 59.4. |