Véritable agent d’ambiance, l’escalier intérieur représente certes un investissement mais il donne un plus à la valeur immobilière de la maison. Pour bien choisir, quelques questions préalables à se poser : s’agit-il d’un escalier principal ou secondaire ?
Devra-t-il servir au transport d’objets volumineux ? Des enfants ou des personnes âgées seront-ils amenés à l’emprunter ? Et, la plus importante : quel est l’espace disponible ?
C’est l’emplacement qui lui est réservé dans le logement qui détermine le plus souvent le type d’escalier. Schématiquement, dans une trémie longue et étroite on privilégie un modèle droit, l’escalier un quart tournant permet de raccourcir la longueur et l’escalier deux quarts tournants s’installe plutôt dans une surface carrée. Par ailleurs, pour offrir un confort maximum, il doit présenter une hauteur de marche spécifique, comprise entre 16 et 19 cm. La profondeur de la marche, ou giron, doit être constante afin que le pied puisse se poser à plat. Plus le giron augmente, moins les marches sont hautes et plus l’escalier est confortable. À condition que le nombre de marches ne dépasse pas vingt par volées. Quant à la largeur de l’escalier, il est souhaitable qu’elle soit supérieure à 70 cm.
Gagner de la place ou donner de l’ampleurPour gagner de l’espace, l’échelle de meunier, l’escalier à pas décalés, ou hélicoïdal sont des formes adaptées. Sans contremarches, droite ou avec un quart tournant, l’échelle de meunier occupe moitié moins de place qu’un escalier traditionnel… Mais sa pente très raide (jusqu’à 70°) en fait un endroit à risques Les moins téméraires (et les moins jeunes !) s’orienteront plutôt vers l’escalier à pas décalé, variante plus confortable car les marches sont découpées en créneau, ce qui évite leur superposition.
L’escalier hélicoïdal ou « en colimaçon » tournant autour d’un axe central permet un beau gain de place. Il s’adapte bien aux trémies qui ont tendance à être de plus en plus petites. D’où son succès. Cependant, pour être vraiment confortable, il doit faire au moins 2 m de diamètre, or les modèles proposés pour gagner de la place n’offrent souvent que 1,20 m, ce qui rend le passage très étroit. Impossible alors de monter des meubles !
Enfin, si la place n’est pas un problème, on choisira de préférence un escalier large (80 cm au minimum), facilitant le passage d’objets encombrants. Les escaliers droits, un quart tournant, voire deux quarts tournants sont ici les plus adaptés. Enfin, on peut concevoir une large envolée de marches sur un plan spiralé. À savoir
Quels que soient les matériaux, quelques règles de base sont à prendre en compte pour la sécurité : • Le garde-corps est indispensable dès que les marches surplombent un vide de plus de 70 cm de hauteur. Sa partie horizontale (sommet, palier) doit faire au moins 1 m de haut et la partie rampante 90 cm. L’écartement maximum de ses piliers est de 11 cm et la distance entre les lisses de 18 cm. • Une main courante est obligatoire même si l’escalier est situé entre deux murs, à au moins 3 cm de la paroi. Elle permet de s’y rattraper en cas de perte de l’équilibre. • Les contremarches rendent les escaliers plus discrets mais plus sombres. En les supprimant on obtient plus de lumière, mais on se prive du même coup d’un espace de rangement. |