Nos voisins européens, notamment l’Allemagne, ont largement adopté l’isolation des murs par l’extérieur. Chez nous, c’est l’isolation par l’intérieur qui prédomine fortement (il est vrai que le prix d’une isolation par l’extérieur est assez élevé). Pourtant, le premier système montre davantage de qualités pour assurer le confort thermique que le second. L’isolation par l’extérieur est en effet très performante car, en couvrant toute l’habitation d’un manteau isolant, elle supprime un grand nombre de ponts thermiques. Elle traite l’intégralité de la façade, en particulier les liaisons planchers-façade et cloisons-façade, points sensibles que l’isolation intérieure ne peut naturellement pas traiter. D’autres éléments de façade doivent d’ailleurs être particulièrement soignés : terrasses et balcons, mais aussi encadrements des fenêtres et de portes. Quelle que soit la méthode utilisée, pour qu’une isolation extérieure soit vraiment réussie, le raccordement autour des ouvertures doit être parfait.
Par ailleurs, si elle est avant tout thermique et acoustique, elle est aussi très efficace pour lutter contre l’humidité, les fissures, les infiltrations et autres problèmes qui fragilisent les murs. Dernier avantage : elle ne « grignote » pas sur les surfaces habitables.
Une réglementation très favorableCette protection des murs contre les variations climatiques utilise différentes méthodes : l’enduit mince ou l’enduit hydraulique sur isolant, les parements sur isolant, les bardages et vêtures, et les mortiers isolants. L’isolation extérieure concerne aussi la toiture-terrasse. Il ne faut en effet jamais protéger une toiture-terrasse par l’intérieur en posant un isolant contre le plafond du dernier étage de la construction. Une telle disposition, interdite par les règles de l’art, est à proscrire absolument.
La RT 2005 est applicable à toutes les constructions neuves dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er septembre 2006 et fixe une limite de consommation énergétique de référence (appelée Créf) à ne pas dépasser (voir « Maison Pratique »). Pour ce faire, elle détermine des niveaux et des exigences minimales pour tous les matériaux et équipements relatifs au bâti. Elle prend en compte explicitement les déperditions des ponts thermiques et exige, notamment, une réduction des déperditions des parois (toitures, murs, sols…) d’au moins 10 % par rapport à la RT 2000, ainsi qu’une mise en œuvre de l’isolation améliorant l’étanchéité à l’air des parois. On voit tout l’avantage d’une isolation par l’extérieur.
Attention cependant : les parois intègrent aussi les surfaces vitrées, dont les performances thermiques dépendent de la menuiserie, du vitrage et de la mise en œuvre, sans oublier les fermetures (volets, persiennes), susceptibles de réduire les pertes de chaleur la nuit en hiver ou de limiter la température intérieure en été. ÉCOLO ATTITUDEL’amélioration de l’étanchéité à l’air supprime les courants d’air. Elle oblige donc à mettre en place une ventilation contrôlée, capable de faire respirer la maison. L’installation d’un tel système réduit la condensation, l’humidité et améliore la qualité de l’air. Une ventilation bien faite est donc aussi une arme efficace contre la corrosion des équipements, le décollement des papiers peints, le développement des moisissures, mais aussi contre les mauvaises odeurs. |