Chaudières, foyers, inserts et cheminées, tous se raccordent à un conduit qui évacue les produits de combustion, évite les surchauffes et assure le bon fonctionnement du générateur. Il doit satisfaire quatre exigences : assurer un tirage suffisant, être étanche aux gaz et fumées, posséder une grande stabilité mécanique, quelle que soit sa hauteur, et être résistant à la corrosion, particulièrement aux condensats acides. Isolé, adossé ou accolé, intérieur ou extérieur, il doit être parfaitement adapté au système de chauffage : au combustible d’une part (fioul, gaz, bois, etc.) et à l’appareil d’autre part. C’est de lui que dépend le bon ou le mauvais tirage de l’équipement raccordé. Le tirage correspond à une dépression à la sortie du conduit, dont résulte l’aspiration de l’air à sa base. Plus les fumées sont chaudes, plus le conduit monte haut et possède une bonne isolation, mieux il fonctionne. Il est en revanche perturbé par une météo défavorable (pluie, vent).
La dimension du conduit détermine la taille et la puissance du générateur de chaleur. Lors d’une construction, il faut donc informer l’architecte ou le constructeur du mode de chauffage choisi, afin qu’un conduit approprié soit inclus dans les plans.
Extérieur ou intérieur ?Si le conduit est extérieur, il doit être maçonné ou métallique, aller jusqu’au sol ou reposer sur une console, comporter une trappe de ramonage et être raccordé à l’appareil par un conduit métallique rigide, généralement simple paroi. Si le conduit est intérieur, il doit être maçonné ou métallique, être en attente sous le plafond du local où est situé l’appareil à desservir, ou bien aller jusqu’au sol ou reposer sur une console. Il est habillé dans les parties habitables pour ne pas dépasser 50 °C en surface (80 °C dans les parties non habitables ou inaccessibles). Quant aux dimensions, en général, un diamètre intérieur de 150 mm, ou une section comprise entre 250 (16 x 16 cm) et 400 cm2 (20 x 20 cm), est suffisant pour un appareil haut rendement basse température de moins de 40 kW. Les appareils à bois nécessitent une section supérieure. Dans tous les cas, l’installation doit se faire dans la plus parfaite conformité par un installateur qualifié. Il existe deux grandes familles de conduits : les maçonnés (environ 75 % en maison individuelle) et les conduits métalliques, souvent destinés au parc de maisons en première accession ou d’inspiration très contemporaine. Les boisseaux des produits maçonnés sont des parois pleines ou alvéolées en béton, terre cuite ou céramique.
Autre solution, les polycombustibles. Ils sont de deux sortes : un produit maçonné, incluant le boisseau extérieur, l’isolation et le tube intérieur en céramique réfractaire (ce produit un peu haut de gamme, est tout à fait indiqué pour les chaudières basse température, la céramique étant insensible à la corrosion) ; un conduit métallique, plus léger que le précédent, qui résout le problème du levage (pas besoin de camion-grue pour transporter et lever le conduit).
À savoir• Le conduit doit dépasser le faîtage de la maison d’au moins 40 cm et garde la même section sur toute sa hauteur.
• Un tracé vertical favorise le tirage.
• Deux appareils utilisant des combustibles différents ne doivent pas être branchés sur un même conduit.
• Les règles de construction des conduits servent de référence aux assurances. • Les conduits de cheminées font l’objet d’une réglementation particulière. |