Les cloisons constituent un élément essentiel pour le respect de la RT 2005 (réglementation thermique), vouée à renforcer ses exigences tous les cinq ans. Dans cette perspective, les fabricants recherchent des solutions qui vont dans le sens de la performance thermique, mais aussi phonique. Un cloisonnement efficace, qui gouverne toute l’atmosphère de la maison, module l’espace et atténue naturellement la transmission des sons. Il renforce aussi son isolation et réduit la facture énergétique.
Il existe plusieurs catégories de cloisons. Les cloisons sèches en plaques de plâtre, briques, béton alvéolaire ou encore en bois sont ainsi appelées car elles sont montées avec une ossature, sans mortier. Deux plaques sont vissées sur un support fait de profilés métalliques, avant d’être peintes ou tapissées. Ces modèles peuvent accueillir des gaines et des canalisations inesthétiques, mais aussi des parements d’isolation qui renforcent leurs performances.
Les cloisons à matériaux humides sont assemblées avec du mortier ou de la colle. Les composants peuvent être des carreaux de plâtre, des briques, ou du béton cellulaire. Il existe aussi des panneaux de bois recouverts de plâtre. En matière d’isolation acoustique, on obtient de meilleurs résultats avec les briques, les carreaux de terre cuite et les blocs en béton cellulaire, qu’avec des carreaux de plâtre, à la fois rigides et trop légers.
Locaux humides Il existe une classification très précise des locaux humides, qui repose sur trois critères (degré d’hygrométrie, exposition des parois à l’eau, entretien du local) et cinq catégories de locaux, de sec (EA) à très humide (EC). Le taux d’humidité ambiant d’une salle de bains/douche nécessite des performances particulières. Il faut donc de mettre en œuvre des matériaux hydrofuges traités en usine et prêts à poser. Les matériaux avec parement hydrofugé sont en effet obligatoires pour les locaux humides comme les salles de bain, les celliers non chauffés ou les garages, ainsi que le bas des cloisons en contact avec le sol de locaux moyennement humides, comme les cuisines, les W-C et les celliers chauffés. En briques, carreaux de terre cuite ou béton cellulaire, il n’existe pas d’éléments prétraités en usine. Il faut alors enduire les cloisons d’un revêtement hydrofuge. En revanche, les matériaux à base de plâtre, plaques sur ossature métallique, carreaux ou cloisons alvéolaires, sont proposés par les fabricants déjà hydrofugés et prêts à poser. À savoir
• La résistance au feu des matériaux de cloisonnement est classée de M0 (incombustible : carreaux et plaques de plâtre) à M4 (facilement inflammable). • En cas de problème, l’entreprise et/ou l’assureur se reportent aux différents DTU (document technique unifié) correspondant aux différents matériaux : 25.31, 25.41, 20.1… • La réglementation vise les cloisons de distribution de logements construits après 1996, et concerne les exigences d’isolation contre les bruits des équipements intérieurs (bouches de VMC, appareils individuels de chauffage). |