| LaquesLa mise en beauté de vos murs |  | Une belle laque peut être brillante, mate ou satinée. Les professionnels préfèrent la réaliser avec une peinture solvantée, mais un ouvrage de bonne qualité sera aussi une question de travail de préparation. |
| On associe très souvent la laque à un aspect brillant, très poli, à effet miroir. Or, le terme de laque ne recouvre en réalité qu’une formulation donnant lieu à un produit tendu, qui peut être certes brillant, mais aussi offrir un aspect mat ou satiné : c’est un produit qui va se tendre de lui-même au séchage pour un fini extrêmement lisse.
Les deux grandes familles et votre santéD’après une étude réalisée par l’INRS*, comparativement aux peintures en phase solvant, les peintures en phase aqueuse présentent, au cours de leur mise en oeuvre, bien moins de risques toxicologiques et d’inflammation. Cependant, le dégagement de nombreux composés organiques volatils (les COV) peut se poursuivre durant plusieurs semaines, voire des mois. Quant aux pigments et autres additifs, ils restent sur les supports peints durant des décennies : les occupants les plus sensibles peuvent donc aussi être touchés. • Les peintures en phase solvant, improprement dites « à l’huile » ou glycérophtaliques, contiennent en plus des composés communs aux peintures en phase aqueuse, des solvants organiques qui constituent plus de la moitié du produit, mais s’évaporent complètement au séchage (les COV). Les émissions de COV sont surtout importantes durant les trois premiers jours après application. • Les peintures en phase aqueuse, dites « à l’eau » (latex ou acrylique), sont de plus en plus employées et présentent de nombreux avantages dont l’absence d’odeurs et le séchage rapide ne sont pas des moindres. Cependant, malgré leur appellation, elles contiennent aussi des solvants et si les émissions de COV sont moins importantes, elles diminuent aussi plus lentement : si vous entrez rapidement dans votre maison après les travaux, évitez de mettre tout de suite du tissu (doubles-rideaux) qui risquerait de piéger les COV (effet réservoir). Une directive européenne sur les composants organiques volatils a annoncé à l’échéance de quelques années la mort plus ou moins programmée de la peinture solvantée. Les fabricants ont anticipé sur ces futures contraintes dictées par la préservation de l’environnement. Leurs efforts visent à remplacer les peintures à forte teneur en solvant par des produits destinés à surmonter le problème, tels que des peintures glycérophtaliques (solvantées) à base de résines alkydes et les peintures ou laques à base de résines acryliques sans COV.
Qu’est-ce que le degré de brillance ?L’aspect de brillance d’une laque ou d’une peinture est défini par le terme de « brillant spéculaire ». Il s’agit d’un paramètre sans dimension, utilisé pour caractériser quantitativement le brillant d’une couleur de surface, les mesures étant effectuées dans des normes d’éclairage et d’observation spécifiées. Ce degré de brillance est donné par les fabricants. On pourra avoir ainsi un degré de brillant spéculaire se situant entre 0 et 10 pour l’aspect mat et à partir de 70 pour le brillant, le satin se situant entre les deux. Parmi les laques brillantes, on trouve les laques garnissantes qui ont un fort effet couvrant, notamment au niveau des arêtes, et les laques à haute brillance miroir qui couvrent moins, mais offrent le plus bel effet. |
ÉCOLO ATTITUDED’après une définition de la Commission européenne, les composés organiques volatils, appelés COV, sont « tous les composés organiques utilisés dans les peintures ou associés à l’application de peintures ayant un point d’ébullition initial en dessous de 280 °C ». Dans le domaine de l’application de peintures, cela signifie plus simplement qu’à l’exception de l’eau, les solvants sont des COV. Or, lors de l’application et du séchage des peintures, tous les solvants s’évaporent. Un film de peinture sec ne contient donc idéalement plus aucun solvant. Certaines peintures bénéficient cependant d’une formulation aqueuse spécifique avec un faible taux de COV et sont basées sur un procédé à base de résine, qui rend les travaux d’application du professionnel plus confortables, assure un séchage plus rapide et une excellente tenue de la finition décorative, le tout dans le respect de l’environnement. |
| |  | | | CE QUI COMPTE POUR ... | CE QUI COMPTE POUR OBTENIR UN RENDU PARFAITEMENT LISSE Mat, satiné ou brillant : les choix de formulation sont différentsPour réaliser de belles laques tendues, les peintres professionnels préfèrent utiliser des produits solvantés et rechignent à employer des produits en phase aqueuse. Pourtant, on trouve aujourd’hui des formulations de produits mats et satinés qui offrent d’excellents résultats en laques, tout en proposant des modes opératoires similaires à la phase aqueuse. Toutefois, les laques tendues brillantes en phase aqueuse ne bénéficient pas encore des progrès de la chimie et seules les laques à base de solvants permettant de réaliser des tendus parfaits. | La préparation pour un beau poli : les enduits fermésLes préparations ne jouent pas sur l’aspect final du film, mais sur la planéité du support et le facteur d’absorption de la peinture. Leur but est d’obtenir une surface parfaite et de créer une bonne adhérence entre la couche de finition et la surface à peindre. Plus on veut qu’une surface laquée brille, plus il faut préparer les fonds avec des enduits fermés (mixtes ou gras). Pour obtenir une belle laque miroir, le peintre effectue ainsi une première passe avec un enduit à l’eau pour dégrossir, réimprime le fond, puis fait deux passes d’enduit mixte et une passe d’enduit gras, en ponçant entre chaque passe. | Le travail : « le solvant ça se travaille, l’eau ça se dépose… »En phase aqueuse, de l’avis des professionnels, l’aspect poli, brillant et tendu d’une laque sera d’une qualité moindre qu’avec des produits solvantés. La raison trouve surtout sa source dans une application différente. Une peinture solvantée se « tire » pour une meilleure répartition et, son temps de séchage étant de cinq à six heures, elle peut être retravaillée pour un fini impeccable. En revanche, on pose puis l’on croise les produits acryliques sans pouvoir revenir sur ce qui a été fait, car le séchage dure à peine une demi-heure. Ces différences occasionnent donc des écarts de résultats entre les deux types de produits. |
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