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Fibres végétales

Des revêtements beaux et écolos

Revêtement de sol en bambouComme le bambou, les fibres végétales sont très prisées pour leur faible coût et leurs textures esthétiques : tissage simple, double, tressé, à chevrons. Très résistantes, elles sont aussi de bons régulateurs d'hygrométrie, des isolants thermiques et phoniques.
Utilisées de longue date dans la fabrication des tapis, vendues en rouleaux pour le revêtement des sols, les fibres végétales font une entrée remarquée dans la maison. Coco, sisal, jonc de mer ou de montagne, bambou, les plantes utilisées pour leur fabrication sont très nombreuses, certaines créations artisanales utilisent même des fibres de soie et d'ananas, du crin de cheval, voire de la paille.
Elles ont en commun l'élégance naturelle et une résistance sans limites. Confortables malgré leur rudesse, elles atténuent les sons, leur tissage plat étant collé sur une sous-couche en latex, un support en feutre, en jute ou en coton. Ces fibres végétales isolent aussi du froid et régulent l'hygrométrie en absorbant l'excès d'humidité pour la restituer lorsque l'air s'assèche. Ces revêtements sont pour la plupart disponibles sur mesure. On les trouve aussi sous forme de tapis prédécoupés de diverses dimensions. Plus onéreux au mètre carré que les versions en rouleau, ils sont bordés d'une ganse unie ou à motifs.

La pose collée est impérative

La structure très marquée et la semi-rigidité des matériaux en fibres naturelles nécessitent une pose spécifique : ils doivent impérativement être collés afin d'éviter les modifications dimensionnelles. Réagissant assez fortement aux variations thermiques, les revêtements doivent être entreposés dans la pièce à équiper 48 heures avant leur mise en œuvre.
La première étape consiste à découper les excédents en préservant un débord d'au moins dix centimètres. Le revêtement est ensuite replié sur lui-même, afin de dégager la moitié du sol de la pièce qui sera encollée à l'aide d'une spatule crantée. Le revêtement peut être posé après une pause de 10 minutes, en partant du centre vers les bords tout en insistant sur les angles. Après avoir appliqué la même méthode pour l'autre moitié de la pièce, il ne restera plus qu'à découper les excédents en arasant le long des murs, avant le séchage de la colle (quarante minutes environ).
La pose du bambou varie selon l'épaisseur des lames, elle-même fonction de la destination du revêtement. En pose collée, son épaisseur varie de 10 à 22 millimètres environ, la plus courante étant 14 millimètres. En pose clouée sur lambourde, le parquet massif bambou devra mesurer au minimum 18 millimètres d'épaisseur.
Enfin, pour faire semblant, il existe des revêtements constitués d'une sous-couche PVC ou viscose et d'une couche de surface en vinyle imitant l'aspect d'un tissage de fibres naturelles de sisal ou coco. Résistants aux UV, aux chocs et aux micro-organismes, ils sont compatibles avec un chauffage au sol.

 

À savoir :

• Le bambou s'entretient facilement avec une huile pour parquet de qualité et se lave avec une serpillière humide.
• Le coco se nettoie à l'aide d'un shampoing en poudre tous les six mois. Après pénétration du produit, le surplus est éliminé avec l'aspirateur. Ne jamais nettoyer les taches avec de l'eau.
• L'entretien du jonc de mer est très facile. Sa fibre continue, car non décortiquée, est presque imperméable et repousse les taches.
• Le sisal s'entretient comme le coco, avec un shampoing sec.

 

Dans la salle de bains

Le jonc de mer, issu d'une plante aquatique, crée de véritables moquettes naturelles très résistantes qui n'apprécient guère les pièces sèches. Peu présent dans les salles d'eau (un petit 7 %), il devrait y progresser. Capable d'absorber et de restituer l'humidité de l'air ambiant, il assainit les pièces trop humides. Cette fibre doit même être humidifiée, une fois par mois environ, pour conserver son élasticité et sa brillance. En revanche, coco, sisal et jonc de montagne sont à proscrire. Naturellement, les revêtements d'imitation avec couche de surface en vinyle, non poreux et lessivables, sont tout indiqués dans la salle d'eau.
 
Fibres végétales

Coco : le moins cher

Sa fibre, issue de la noix de coco, est plus courte et présente un filage plus grossier et irrégulier que le sisal. Il s'utilise dans de nombreux tissages rustiques, sur latex, et possède de bonnes qualités acoustiques. Très isolant, le coco est aussi très résistant, imputrescible et antibactérien. Il supporte mieux l'eau que le sisal mais il faut l'entretenir de la même façon (shampoing sec, aspirateur).

Atouts Le coco n'absorbe pas la poussière et offre un excellent rapport qualité/prix. C'est la fibre la moins chère (à partir de 7 euros le m2).

Destination À toute épreuve, elle convient aussi bien aux pièces et zones à fort passage, comme les entrées ou les escaliers, qu'aux grandes pièces, où elle fait très bon effet.

Jonc de mer : le plus lumineux

Le jonc de mer séduit par sa texture lisse et douce, ses couleurs naturelles et lumineuses (du jaune au vert). Il est d'abord torsadé, puis tissé avant d'être enduit de sa sous-couche de latex. Ses motifs changent avec le tissage, plus ou moins complexe : droit, torsadé, jacquard, à chevrons (ce dernier type ajoute une touche décorative et renforce le revêtement). Pour que le jonc de mer conserve élasticité et brillance, il doit être humidifié régulièrement sur toute sa surface avec une serpillière. Il faut également aérer la pièce avant de passer l'aspirateur.

Atouts Très résistant et quasi imperméable, il est facile à entretenir.

Destination Il est utilisable dans toutes les pièces, y compris dans les cuisines et les salles de bains.

Sisal : facile à teindre

Le sisal est issu d'un cactus subtropical, l'agave. Ses fibres créent une surface douce et régulière. Filées et faciles à tisser, elles permettent de multiplier les effets de tissage. Écrues, elles se teignent aisément. Le sisal peut aussi se mélanger à de la laine ou du papier pour gagner en douceur, tout en conservant ses qualités de régulateur hygrométrique.

Atouts Presque imperméable, il repousse les taches et s'adapte à toutes les pièces. Brillant, il convient aux décors raffinés.

Destination Bien que tout terrain, il est plutôt utilisé dans les pièces à vivre et les chambres.

Bambou : plus dur que le chêne

Le bambou est une des plantes à la croissance la plus rapide au monde (donc très écologique car la forêt se régénère très vite). Les lames sont collées sous haute pression soit face à face soit chant à chant. Pour conserver un aspect authentique, on favorisera l'huilage ou la vitrification mate, pour obtenir un aspect art déco, on choisira plutôt une vitrification satin et pour un aspect contemporain une finition brillante.

Atouts Un bel aspect et une résistance incroyable (notamment à l'abrasion et au rayonnement solaire : le bambou est plus dur que le chêne). Lorsqu'il est posé dans les règles, il convient à un sol chauffant.

Destination Comme tous les bois exotiques, le bambou convient parfaitement aux environnements humides et est conseillé pour les cuisines et les salles de bains.
 
 

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