Avec les appareils indépendants (poêles) et les chaudières, se chauffer au bois n'évoque plus seulement le coin de la cheminée. Les poêles, notamment, font un retour en force. Avec des rendements améliorés de 60 à 70 % par rapport à leurs aînés pour une autonomie de six à dix heures, ils chauffent une pièce sans trop de frais. Trois systèmes se démarquent. Les poêles de masse (accumulation et rayonnement) ont un excellent rendement. Inconvénients : le poids et la montée en température un peu lente. Avec les poêles à granulés, finie la corvée de bois. L'autonomie est de 24 à 72 heures, le rendement excellent et l'allumage peut être automatique. Inconvénient : le coût (plus de 3 000 euros). Enfin, certains poêles classiques : turbos, scandinaves, à carreaux de faïence adoptent une technologie moderne pour améliorer leur rendement et leur pouvoir de stockage. Granulés ou plaquettesDu côté des chaudières, les systèmes automatisés à granulés ou à plaquettes progressent - stockage facilité et performances expliquent ce succès. Elles sont très efficaces mais le retour sur investissement est plus long car les appareils sont assez chers : 8 000 euros pour une chaudière à granulés, 10 000 à 12 000 pour une chaudière à plaquettes. Les granulés en vrac coûtent entre 3,5 et 4 centimes d'euros au kWh et les plaquettes 2 centimes. Moins pratiques, les chaudières à bûches restent très intéressantes financièrement: entre 3 000 et 4 000 euros l'appareil, 0 et 60 euros par stère, soit un coût de 2,5 centimes par kWh. Combustible compétitif et de plus en plus simple à utiliser, le bois, énergie renouvelable, ouvre droit à un crédit d'impôt de 50 % sur les appareils les plus performants. • Il faut environ 1 kW pour chauffer 15 à 20 m². • Un rendement amélioré de 20 % économise 30 % de bois. • Le feu continu offre une autonomie de 8 heures minimum. • Pensez aux labels : Flamme verte (appareils), NF Bois de chauffage (combustible), Qualibois (installation). • Associé à l'électricité ou au gaz ou fioul, le bois réduit de manière importante la facture énergétique.
• Pour gagner en efficacité et éviter la production de créosote qui va encrasser le conduit de cheminée, mieux vaut s'équiper de deux petits poêles que d'un seul gros. Le bon fonctionnement de ces appareils exigeant une température moyenne, voire haute, si le poêle est trop gros, il dégagera trop de chaleur et il faudra le fermer presque complètement. La flamme diminuant, le poêle aura tendance à fumer et à salir la cheminée. Un poêle plus petit dégageant moins de chaleur, on peut maintenir une meilleure combustion.
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