D'après le Grenelle de l'Environnement, la consommation moyenne des Français pour chauffer leur logement est de 164 kWh/m²/an. On estime qu'une maison construite avant les années 80 consomme près de 300 kWh/m².an, presque trois fois plus que les logements construits aujourd'hui (110 kWh/m2.an) et près de 10 fois plus qu'une maison basse énergie. La première utilisation de l'énergie est le chauffage à près de 70 %, puis l'eau chaude sanitaire et de cuisson et enfin les équipements électriques. En intervenant sur ces domaines et grâce à des constructions très bien conçues, il est possible de « produire plus pour dépenser moins » et ce, grâce à une conception intelligente, une isolation exceptionnelle et des équipements performants. Ne pas confondre passif et bioclimatique En premier lieu, il ne faut pas confondre les maisons bioclimatiques, à basse consommation et les maisons passives. Ancêtre, si l'on peut dire, de la maison passive, la maison bioclimatique consomme 40 à 50 kWh/m² environ, tandis que la maison passive, elle, consomme 15 kWh/m², un ratio estimé à 30 kWh/m2.an, s'appliquant encore à une maison à énergie passive. Le concept de maison passive est assez récent et nous vient d'Europe du Nord, où la surisolation des bâtiments répond à la rudesse du climat. Il fait suite à une réflexion visant à réduire les consommations énergétiques inutiles dans la maison. Le terme de « passif », vient de ce que la maison est chauffée passivement sans apport de chauffage conventionnel. Compacité du bâti et orientation étudiée Atteindre ce standard passe tout d'abord, comme pour le bioclimatique, par une grande compacité de la maison et une orientation intelligente : la valorisation de l'énergie solaire accroît l'autonomie du bâtiment, réduisant ainsi sa consommation. Le concept vise également la chasse à toute déperdition thermique en opposant la plus grande étanchéité à l'air possible. Avec une maison passive, l'isolation est telle que l'air froid ne peut pas entrer et que l'air chaud reste à l'intérieur : la maison est enfermée dans un cocon d'isolants, en évitant au maximum les ponts thermiques. Pour ce faire, l'isolant est placé à l'extérieur des murs et/ou la construction est réalisée avec une isolation répartie (de type monomur). Enfin, le domicile étant étanche, un brassage de l'air est obligatoire. Il sera en général assuré par une VMC (ventilation mécanique contrôlée) avec récupération de chaleur. Au final, le surcoût d'une maison passive est d'environ 20 % par rapport à une construction traditionnelle. Un investissement qu'il convient bien sûr de mettre en rapport avec le coût de l'énergie. En Allemagne, le surcoût d'une construction passive est de 7 à 8 % car le marché est plus mature qu'en France. C'est le prix à payer pour une facture de chauffage inférieure à 100 euros par an... Surplus d'énergie destiné à la vente La dénomination de « maison à énergie positive » désigne simplement une maison qui produit sur l'année plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Pour passer d'une maison passive à une maison à énergie positive, il faut se doter d'équipements « agissants » et non plus simplement se servir des ressources naturelles ou du climat. On parle ici de pompes à chaleur, d'équipements solaires thermiques ou photovoltaïques. Dans une maison à énergie positive, les capteurs solaires doivent couvrir au minimum 40 % de la fourniture d'eau chaude sanitaire (ESC). Non seulement ils produisent l'énergie nécessaire à l'électricité consommée par l'éclairage mais aussi un surplus destiné à la vente. Grâce à une maison positive, on subvient donc totalement à ses besoins énergétiques mais on peut aussi gagner un peu d'argent ! Bioclimatique = HQE ? La maison bioclimatique cherche à profiter des avantages de l'environnement et de la topologie du lieu de construction (soleil, vents, pente, plantations.) pour limiter au maximum les besoins énergétiques. La démarche HQE (haute qualité environnementale) est plus large et va au-delà de la maison bioclimatique, puisqu'elle intègre également le cycle de vie du bâtiment. Principe : sa construction, son mode de fonctionnement et ses productions (déchets, eaux usées.) devront avoir un impact réduit sur l'environnement. |
En févier, lors du dernier Salon Interclima + élec 2008, Gaz de France a présenté « Construisons demain », une maison évolutive BBC (bâtiment basse consommation), label le plus exigeant sur le plan environnemental (60 kWh/m2 en Ile-de-France). Objectif : réaffirmer son engagement dans l'éco-confort, notamment avec sa solution DolceVita® Premium, couplant chaudière à condensation et chauffe-eau solaire pour l'eau chaude sanitaire , planchers chauffants basse température et ventilation double flux. Compacte, la construction garde la chaleur en hiver et sa verrière mobile permet de ventiler en été. Équipée de panneaux photovoltaïques (10 m²), elle se transforme en maison passive (30 kWh/m2.an). Ses plus : isolation renforcée des parois, double vitrage peu émissif et menuiseries bois isolantes, le tout associé à une gestion centralisée de la température et un affichage des consommations. À voir en avril, à la prochaine Foire de Paris, Porte de Versailles. |