Produire son électricité par capteur solaire ou éolienne participe à la réduction des gaz à effet de serre en utilisant une énergie renouvelable et proche du lieu de consommation. Cette production n'est que rarement destinée à votre seule utilisation. Pour deux raisons. D'une part, l'électricité se stocke difficilement. L'alimentation autonome et sans coupure de vos équipements électriques n'est donc pas garantie. D'autre part, il est plus rentable de vendre son électricité que de l'utiliser pour sa propre consommation. En autoconsommation, le retour sur investissement pour l'éolien est en effet de 8 ans et de 13 ans pour le solaire, alors que la vente rapporte dès la première année (lire encadré).
Produire pour revendreLes outils de production électrique accessibles au grand public sont peu nombreux : le photovoltaïque et l'éolien, voire l'hydraulique si votre maison est implantée au bord d'un cours d'eau. Les éoliennes pour maison individuelle commencent à faire leur apparition en France. Selon un fabricant, une éolienne de 3 kW produit 5 000 kWh par an et une machine de 20 kW 30 000 kWh par an. Plus facile à installer qu'un ensemble de panneaux photovoltaïque intégrés elle souffre cependant de deux défauts. D'abord, elle a besoin d'un vent permanent et continu (5,5 m/s de moyenne annuelle au moins). Et ensuite, le bruit de sa turbine peut gêner le voisinage.
Le photovoltaïque de Nice à LilleLa solution la plus communément employée est clairement le photovoltaïque. Avec 10 m2 de capteurs, un toit photovoltaïque peut produire en moyenne 1 000 kWh d'électricité par an, (1 200 kWh à Nice et 900 kWh à Lille). La puissance maximale d'une installation photovoltaïque, qui s'exprime en kilowatts-crêtes (kWc), ne dépend pas seulement de la capacité d'ensoleillement de la zone géographique, mais aussi de la situation des capteurs (orientation, inclinaison, ombrage), de leur surface et des performances techniques du matériel (modules et onduleur).
Orientation plein sudLes panneaux, également appelés modules, sont constitués de cellules photovoltaïques protégées des intempéries par un verre transparent et solide. Ces petits composants électroniques à base de silicium réagissent aux photons de la lumière du soleil en produisant du courant électrique continu, sans aucune action mécanique. Le silicium possède en effet la propriété de générer de l'électricité quand il reçoit la lumière du soleil : c'est l'effet photovoltaïque. En règle générale, c'est sur le toit de son habitation que l'on trouve la place nécessaire à l'installation des panneaux photovoltaïques. Cette situation en toiture offre de nombreux avantages. Les panneaux sont en effet peu accessibles, ce qui améliore la sécurité, et la pente d'un toit est souvent proche de l'inclinaison nécessaire au bon fonctionnement d'un panneau photovoltaïque.
Une installation esthétiqueMais il est également possible d'installer les capteurs sur les murs ou des pare-soleil. En fait, peu importe le support pourvu que l'orientation soit la bonne - plein sud idéalement - et que les ombres qui occultent la course du soleil soient évitées. Les panneaux photovoltaïques peuvent aussi être intégrés dans les matériaux de construction. Leur présence dans le paysage se fait alors plus discrète. Une recherche architecturale d'ailleurs soutenue financièrement par l'Etat, qui impose à EDF une augmentation de 25 cents du prix d'achat par kWh de photovoltaïque intégré. Compte tenu du crédit d'impôt, des aides locales éventuelles, l'investissement dans un système de récupération d'eau de pluie est économiquement intéressant et écologiquement responsable.
Plus d’informations sur la construction d’une maison basse consommation ? |