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Economies d’énergie

Consommation : le diable est dans le détail

Femme dans une cuisine ouvrant un fourDans une maison basse consommation les appareils électriques consomment plus d'énergie que le chauffage. Apprenez à économiser vos ressources et à réduire votre empreinte écologique.

Avec la démarche bâtiment basse consommation (BBC), les besoins thermiques de votre maison vont être considérablement réduits. Arithmétiquement, le fonctionnement de vos appareils électriques prendra une place beaucoup plus importante. Jusqu'à maintenant, la consommation électrique spécifique (hors chauffage, cuisson et eau chaude) comptait pour 10 à 20 % environ de la facture. Elle représentera bientôt le principal poste de dépense énergétique de votre habitation.

Pour prendre la mesure de l'enjeu, il est bon de connaître quelques ordres de grandeur. En moyenne un ménage français composé de deux adultes et deux enfants a besoin de 4 000 kWh par an pour assurer le fonctionnement de ses équipements électriques : éclairage et électroménager. Ainsi, pour une maison de 100 m², la consommation électrique spécifique s'établit à 35 kWh/m² environ. À titre de comparaison c'est ce qu'il faut pour chauffer une maison basse consommation et au moins deux fois plus que ce qui est nécessaire pour une habitation construite selon le standard de la maison passive dont les besoins thermiques sont inférieurs à 15 kWh/m².an.


Multiplication des appareils

La consommation électrique spécifique des ménages est à la hausse :

2 % par an. Elle a pratiquement doublé en 20 ans. Les progrès réalisés depuis une quinzaine d'années sur les matériels électroménagers, plus économes, ont été totalement absorbés par la multiplication de ces matériels. La tendance est aussi structurelle qu'insidieuse.

Certes en adoptant la technologie de l'écran plat, les télévisions et les ordinateurs consomment environ 50 % de moins. à taille égale. Mais dans le même temps, le nombre des ordinateurs a été multiplié par deux ou trois et la taille des moniteurs est passée de 15 à 22 pouces. Les téléviseurs connaissent la même évolution, tant en nombre qu'en taille. Le 68 cm standard du début de la décennie a laissé la place à des écrans qui dépassent maintenant 100 cm. Mais l'écran plat 22 pouces de la nouvelle configuration informatique consommera quatre fois plus que les premiers 15 pouces. Les téléviseurs grands écrans de 110 cm auront besoin d'au moins 150 watts de plus qu'un 68 cm plat qui aurait fait votre bonheur il y a encore dix ans. Individuellement, chaque moniteur affiche une consommation horaire modeste. Cependant il fonctionne longtemps : 5 heures un quart en moyenne en France. Au final, la consommation annuelle du grand téléviseur du salon avoisine les 500 kWh soit autant, sinon plus, qu'un réfrigérateur de grande contenance. Paradoxalement, aucune étiquette n'indique la performance énergétique des téléviseurs.

Pourtant à taille et qualité d'image comparable, les consommations varient dans des proportions importantes (de 1 à 1,75), y compris au sein d'une même marque.


Des écrans plats mais grands

La différence finale n'est pas aussi négligeable que les vendeurs d'électroménager veulent bien le dire. Entre deux modèles d'écrans plats de 116 cm, les puissances annoncées permettent d'estimer une différence de consommation annuelle de l'ordre de 250 kWh, soit environ 30 euros au tarif moyen du kilowattheure en France (0,12 euros). Comparé aux économies d'énergie sur les besoins thermiques, les gains à attendre d'une bonne maîtrise de la consommation d'électricité spécifique resteronté modestes.

Néanmoins sa valeur éthique, et surtout pédagogique, est importante. Que votre maison soit pour vos enfants une école de la consommation durable sera bien plus payante pour votre famille.


Plus d’informations sur la construction d’une maison basse consommation ?

 


  Trois postes de dépenses à regarder de près


Les luminaires

L'éclairage représente 14 % de la consommation d'énergie spécifique. Les ampoules fluocompactes, dites basse consommation, évitent les déperditions de chaleur. Elles consomment cinq fois moins d'énergie pour produire la même quantité de lumière qu'une ampoule à incandescence.

Leur prix est certes beaucoup plus élevé, mais leur durée de vie théorique est 8 à 12 fois plus longue. C'est la solution universellement préconisée, surtout depuis la mort annoncée des ampoules à filament.

Bon à savoir À l'usage, les lampes basse consommation présentent quelques faiblesses. Leur durée de vie se réduit nettement lorsque l'allumage est fréquent. Ce qui est le cas dans les pièces comme les toilettes. Dans la mesure du possible il convient donc de favoriser l'éclairage naturel partout dans la maison.

 

L'audiovisuel et l'informatique

En 2004, l'audiovisuel représentait 8 % de la consommation électrique spécifique. Et selon une enquête menée en 2008 pour le compte de l'Ademe dans une centaine de foyer, la consommation moyenne des usages informatique est de 386 kWh par an, soit environ 10 % de la consommation électrique spécifique.

Et ce poste risque d'exploser avec la multiplication des ordinateurs individuels. Les portables sont moins gourmands que les PC : à puissance et performances égales, les consommations peuvent varier du simple au double. Le choix entre les deux types d'équipement aura un impact d'autant plus fort que ces équipements ont tendance à se multiplier dans la maison. Mais c'est surtout en éteignant l'ordinateur plutôt qu'en le laissant en position de veille que vous réaliserez le plus d'économies. Elles peuvent se chiffrer en centaines de kWh par an et en dizaines euros. Chaque année, la consommation des appareils électriques en veille représente l'électricité produite par une tranche de centrale nucléaire.
Bon à savoir Un téléviseur et un PC brûlent à eux seuls 80 watts en veille, soit la consommation d'une ampoule de 80 W allumée tout l'année !

Utilisez des multiprises avec commutateur qui vous permettent de couper le courant alimentant les appareils, ou des adaptateurs qui s'éteignent à l'aide d'une télécommande.

Les chargeurs des ordinateurs et des téléphones mobiles consomment près de 20 watts lorsqu'ils ne sont pas utilisés : débranchez-les!

 

Le lave-linge

Brancher directement le lave-linge sur l'arrivée d'eau chaude - surtout si elle est produite par un chauffe-eau solaire, donc gratuite - permet d'économiser 90 % d'énergie.

Encore peu répandue en France, la technique est bien connue Outre-Rhin. À raison de 50 litres d'eau chauffés par lessive, l'économie est rapidement intéressante.

Les professionnels déconseillent de brancher les machines standard sur les arrivées d'eau chaude car les matériaux des pompes n'ont pas été conçus pour résister à de hautes températures. Les fiches techniques indiquent des valeurs limites de 60 °.

Mais personne ne saurait dire combien de temps votre ancienne machine résisterait à une eau préchauffée à 45 ou 50 °.

Bon à savoir Des fabricants proposent discrètement quelques modèles de machines à alimentation eau chaude en France. Si vous changez de machine à laver, questionnez votre vendeur.

 

 
Suivez l'étiquette

• Du vert au rouge et de A à G, une classification facilement repérable a été mise en place. En matière de maîtrise de la consommation domestique d'énergie, les réglementations française et européenne reposent sur deux principes : mieux informer les consommateurs et interdire la mise sur le marché de matériels pas assez efficaces. L'information passe par l'étiquette énergétique. Créée en 1994 pour les réfrigérateurs, son principe s'est depuis étendu à d'autres domaines comme l'automobile et les logements.

• Mais la liste des appareils devant respecter des performances énergétiques reste modeste. Outre les réfrigérateurs et les congélateurs, elle ne s'impose qu'aux climatiseurs, aux fours électriques, aux lampes domestiques, aux lave-vaisselle, aux machines à laver le linge et aux sèche-linge à tambour. Elle fait notoirement défaut pour les téléviseurs et les ordinateurs.

 

•80 % des consommateurs affirment tenir compte de cet affichage dans leur acte d'achat des gros appareils ménagers. Les constructeurs et les grands distributeurs ont bien compris la leçon et ne présentent aujourd'hui pratiquement plus que des appareils de catégorie A. Tant et si bien que le système perd de sa force, les indications A + et A ++ n'étant pas des plus explicites.


• Une nouvelle étiquette fera son apparition en janvier 2011. Elle comportera cinq nouvelles catégories, en plus du A, qui seront notées A-20 %, A-30 %, A-40 %, A-60 % et A-80 %. Le pourcentage précise le gain d'énergie réalisé par rapport à la catégorie A actuelle. D'ici là il est important de regarder avec attention les fiches techniques et les indications de consommation nominales significatives. Quant aux réfrigérateurs et congélateurs les moins performants des catégories B et C, ils sont tout simplement voués à disparaître du marché européen avant le 1er juillet 2010. D'ici là il est recommandé de se méfier des « bonnes affaires », des prix bradés pouvant masquer des performances énergétiques très mauvaises.

 
 
Consommation électrique spécifique : elle correspond à l'électricité...
Efficacité énergétique : il s'agit du rapport entre l'énergie consommée...
 
 
 
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