Habiter une maison sans isolation... Une hérésie ? Non, si celle-ci est réalisée en monomur. Modifiant complètement les habitudes du maçon, le monomur est devenu une solution constructive très appréciée. Il se présente sous forme de brique de terre cuite, de béton cellulaire ou de pierre ponce avec des épaisseurs variables. Outre des épaisseurs allant de 30 à 50 cm, les fabricants développent aujourd'hui des solutions plus minces (20 cm) qui seront associées, cette fois-ci, à un isolant traditionnel. Ceci pour deux raisons, d'une part pour ne pas désorienter les artisans qui parfois profitent de l'isolation pour cacher les réseaux de la maison. Et d'autre part, pour respecter les normes du bâtiment basse consommation (BBC). Malgré ses qualités d'isolation, le monomur doit, dans certaines situations, aujourd'hui être associé à un isolant pour satisfaire aux normes des BBC. Un caractère isolant, que le monomur doit à sa structure même : la présence d'alvéoles (pour les produits en terre cuite et en pierre ponce), ou de cavités d'air (pour le béton cellulaire), crée naturellement une barrière thermique. Autre intérêt du monomur : son inertie très importante. Celle-ci lui permet de préserver l'intérieur de la maison des variations importantes de température. Selon certaines études, la facture serait ainsi allégée de 10 % en hiver. Mais ceci joue surtout pour le confort d'été qui est très appréciable lors de fortes chaleurs, faisant ainsi économiser de l'énergie, notamment par une utilisation réduite du système de rafraîchissement ou de climatisation. Une mise en œuvre particulièreLes joints de montage entre les blocs sont, en construction traditionnelle, des sources de déperdition énergétique. Le monomur est, à ce titre, très avantageux grâce à une technique de pose spécifique dite « à joint mince ». Les ponts thermiques sont ainsi minimisés même aux liaisons paroi/plancher, paroi/refend, etc. La pose du monomur est rapide et fait gagner du temps sur l'ensemble du chantier, puisque la finition se résume à deux étapes simples : un plâtre de parement à l'intérieur et un crépi extérieur. Dès lors, son coût global devient compétitif. Plus d’informations sur la construction d’une maison basse consommation ? Avoir une approche globale du projet La construction sèche Les systèmes constructifs traditionnels Les fondations La couverture Les parements extérieurs
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