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Bâti

Avoir une approche globale du projet

Charpente d’une maison en constructionBâtir implique de choisir différents éléments : système constructif, matériaux, isolation. C'est une étape à bien penser car ces éléments interagissent et ont une conséquence directe sur le prix de votre maison.

Dans la construction d'une maison BBC (bâtiment basse consommation), la phase de bâti, en cohérence avec l'étape menuiserie, est la plus importante pour ce que les professionnels appellent la mise hors d'eau/hors d'air. Un bon bâti isole la maison du froid et de la chaleur, les besoins de chauffage et de rafraîchissement seront donc très faibles.

 

Quel système constructif ?

Aucun système constructif, moderne ou traditionnel, aucun matériau, bois ou parpaing, ne sont idéaux. Tous possèdent des qualités et des défauts qu'il faut compenser. Pour simplifier, on utilise actuellement trois grands systèmes. La méthode traditionnelle emploie le parpaing (moellon ou bloc béton) ou la brique, celle dite du monomur, la terre cuite, le béton cellulaire ou la pierre ponce, tandis que la construction sèche associe l'acier et les plaques de plâtre ou le bois.

Construction sèche ?

La construction sèche ne tire pas son intérêt de l'emploi de ce matériau noble, symbole de naturel, qu'est le bois. C'est d'abord un système de préfabrication en atelier qui accélère la construction (six à dix mois) et réduit les ponts thermiques. Conçus au millimètre, les éléments se montent rapidement, comme un Meccano, en s'emboîtant les uns dans les autres. En revanche, le manque d'inertie des matériaux rend nécessaire l'apport d'isolants épais.

Construction en monomur ?

Le monomur au contraire est capable de maintenir une température constante, fort agréable en été. Toutefois, pour atteindre les performances exigées par la basse consommation, l'appoint d'un isolant léger s'avère nécessaire. Sans assurer le niveau d'étanchéité de la construction sèche, la technique du joint mince utilisée pour assembler un monomur, limite les ponts thermiques. Bloc après bloc, le temps de construction est presque aussi long que pour la méthode traditionnelle.

Construction traditionnel ?

Le premier intérêt du système constructif traditionnel du parpaing et de la brique est justement qu'il est connu et maîtrisé par l'ensemble des professionnels. Sans surprise donc ! Notamment du côté prix. Les matériaux sont moins chers que dans le cas du monomur ou du bois et les entreprises ont une parfaite maîtrise des coûts de production. Le parpaing et la brique offrent une bonne inertie mais également une porosité importante. Si vous voulez éviter de pousser le chauffage, il faut prévoir une bonne isolation. De préférence par l'extérieur ! En couvrant la maison comme une seconde peau, l'ITE (isolation thermique par l'extérieur) va effacer l'essentiel des ponts thermiques.

Comment isoler ?

En effet, la chasse aux ponts thermiques est prioritaire. Ils se forment à toutes les jonctions : entre les blocs, entre les murs et le toit, les murs et les fenêtres, ou encore les murs et les balcons. Ils génèrent jusqu'à 60 % des déperditions de chaleur. Naturellement, une maison doit être aérée pour être saine, mais grâce à une aération contrôlée qui renouvelle l'air, le rafraîchit en été et le réchauffe en hiver. L'étanchéité de l'ensemble bâti-fermetures doit donc être parfait.

Quel plancher ?

Un des grands pourvoyeurs de ponts thermiques et de froid, longtemps négligé, est le plancher, particulièrement le plancher bas. Les maîtres d'œuvre et les industriels ont fini par admettre qu'une bonne partie des déperditions passait par cette base de la maison.

 

De nombreuses solutions ont été élaborées ces dernières années. L'isolant est mis en œuvre soit sous dalle flottante, soit sous dalle de terre-plein (isolant rapporté ou entrevous isolants ou isolation sous radier), soit les deux. Un nouveau procédé de projection de polyuréthane assure même une isolation parfaite du plancher. Dans le cas d'un plancher bas à ossature (sur pilotis), l'isolant peut être placé dans l'ossature avec des épaisseurs d'isolants encore plus importantes. Un autre point important est de traiter le pont thermique d'about de plancher (c'est-à-dire à la jonction du mur).

Il existe quasiment pour chaque système constructif de plancher une solution isolante. Elle doit être intégrée dès la conception de cette base de la maison.

 

Plus d’informations sur la construction d’une maison basse consommation ?


 Isolation : R comme résistance thermique


La performance thermique d'un isolant s'exprime au regard de sa résistance thermique : R, en m2.°C/W. Cette unité de mesure intègre l'épaisseur mais également la conductivité thermique du matériau isolant. Selon la nature de ce matériau, une épaisseur donnée n'offrira pas la même résistance thermique. Il est donc nécessaire de comparer les isolants par rapport à leur valeur R et non par rapport à leur seule épaisseur ou leur seule conductivité thermique. Plus R est grand, plus le matériau est isolant.

 


 Critères de choix : gare aux a priori !


• L'impact environnemental : brique, parpaing, béton cellulaire, bois. l'éventail des matériaux est très large et leur impact sur l'environnement n'est pas toujours celui qu'on croit. Gare aux a priori qui vous amèneraient à choisir un matériau sous prétexte qu'il serait plus vert qu'un autre. Exemple : le bois. Naturel, sain et renouvelable, il apparaît comme le matériau idéal. Mais de quel pays provient-il ? De quelle forêt ? Est-elle gérée selon des principes durables ? Les labels (FSC, PEFC.) vous assureront de la qualité de leur exploitation. Par ailleurs, utiliser un bois d'Asie du sud-est transporté par bateau, ou un parpaing venu par camion de l'usine située à 5 km de votre maison, n'a pas le même impact sur l'environnement. La différence se situe dans l'économie d'énergie grise, celle qui est nécessaire à l'extraction, la transformation et le transport du matériau. Enfin, il faut intégrer la longévité du matériau, son entretien mais aussi son recyclage.

• Le prix : une maison en parpaing est nettement moins chère qu'une maison en monomur ou en bois. À performance énergétique égale ? Rien n'est moins sûr car pour atteindre les performances d'un monomur, le parpaing doit être couvert d'un isolant dont le coût est loin d'être négligeable. Il ne faut donc pas comparer les prix bruts des matériaux mais leur prix pose comprise et à performances égales.

 
POUR OBTENIR UNE BONNE ÉTANCHÉITÉ

 

Éviter les ponts thermiques

DESCRIPTION  Pour supprimer les ponts thermiques structurels qui nous concernent dans cette partie, plusieurs techniques sont utilisables. Il y a naturellement les matériaux dits « à isolation répartie » qui remplissent à la fois la fonction de structure porteuse et d'isolant.

Si le monomur en constitue le meilleur exemple, les structures à ossature bois font partie de cette famille car le système de murs panneaux préfabriqués assure une continuité de la structure.
L'isolation par l'extérieur permet de minimiser les ponts thermiques en supprimant ceux se trouvant à la jonction des parois et des planchers.
Autre technique possible : les rupteurs de ponts thermiques. Installés aux points de jonction entre murs et dalles, et balcons et façade, ils assurent la continuité verticale de l'isolation.

 

Isoler par des espaces tampons

DESCRIPTION Entourer la maison d'espaces tampons fait partie des moyens pour obtenir une bonne performance thermique. Des combles isolées mais non chauffées, un garage sur le côté de la maison, un sous-sol ou une véranda offrent un espace où s'atténue l'impact des variations de température. L'espace habitable proprement dit gagne en inertie. Longtemps considérée comme un élément de rénovation ou d'extension, la véranda en particulier peut jouer dès la construction un rôle actif dans la performance thermique globale. Grâce à de gros progrès techniques, elle fonctionne comme un chauffage solaire. Elle doit être capable de capter l'énergie en hiver et de moduler cet apport durant l'été.

Selon certains experts, en plus d'apporter de la lumière, une véranda bien orientée génère un effet de serre permettant de réduire les besoins en chauffage jusqu'à 50 % sur un projet neuf.

 

Tester l'étanchéité à l'air

DESCRIPTION  Obligatoires pour la BBC, les tests d'étanchéité à l'air vérifient qu'aucune fuite ne vient dégrader la performance thermique de la maison. Ces tests doivent être effectués à plusieurs étapes de la construction : lors de la mise hors d'eau/hors d'air (bâti+menuiserie) ; une fois le lot technique achevé ; à la réception.
Il existe plusieurs types de tests. Le plus connu dit d'infiltrométrie consiste à mettre le bâtiment en dépression et en surpression au moyen d'une porte soufflante, constituée d'une porte étanche et d'un ventilateur. Le débit de fuite maximal autorisé est de 0,6 m3/h.m2 en maison individuelle.
Des tests complémentaires localisent l'emplacement des fuites : fumigène, thermographie, tests manuels. Autre procédé : le perméascope, constitué d'un ventilateur relié à un ordinateur.
 
 
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