Avant de s’enflammer pour son futur barbecue, mieux vaut prendre le temps de définir froidement ses besoins en répondant à quatre questions préalables et essentielles. Quel emplacement ? Situé dans un endroit ensoleillé, il risquera moins d’être investi par les insectes ou les araignées que dans un endroit frais et humide. Si vous souhaitez un barbecue en dur, sans permis de construire, il ne devra pas excéder 2 m de surface au sol et 1,50 m de hauteur. Exposé aux intempéries toute l’année, il nécessite un entretien régulier. Quelle utilisation ? S’il doit servir de façon occasionnelle, nul besoin d’un modèle perfectionné, souvent cher : un modèle charbon ou électrique fera l’affaire. Mais si vous êtes inconditionnel des soirées brochettes, préférez un modèle à gaz, rapide et facile d’emploi, ou construit en dur, qui ne nécessitera aucune mise en place préalable : ce sera votre cuisine d’été. Quelle qualité ? Sur ce point, il ne faut pas lésiner. Car utiliser un barbecue, c’est littéralement jouer avec le feu ! La sécurité est donc un critère incontournable, même pour un usage limité. Au minimum, choisissez un barbecue portant la marque NF. Elle garantit les points essentiels : qualité des traitements des éléments entrant en contact avec les aliments ; facilité de montage, stabilité, robustesse, présence de dispositifs de réglage et d’un système de verrouillage des pièces pliantes ou articulées ; limitation de l’échauffement du sol et protection contre tout risque d’incendie (la température au sol sous le barbecue doit rester inférieure à 70 °C). Enfin, un barbecue de mauvaise qualité ne durera pas longtemps et s’il n’est pas pratique à utiliser, il y a de fortes chances qu’il reste à prendre la poussière dans le garage ou à se couvrir de mousse au fond du jardin. Quel fonctionnement ? • Le barbecue au charbon de bois est celui des puristes car il donne aux grillades leur goût délicieux. Dans la même veine, le sarment de vigne apporte un raffinement gustatif supplémentaire. Disponible dans toutes tailles et toutes formes, il a l’avantage d’être peu cher et très mobile (caractéristique utile en cas d’averse). Toutefois, il faut veiller à ce que sa fumée n’incommode pas les voisins. Quelques contraintes : un peu de pratique est nécessaire pour maîtriser la cuisson au charbon de bois et le feu demande une vigilance de tous les instants, surtout avec des enfants à proximité. • Le barbecue électrique prend plus de temps à chauffer, cuit plus lentement et ne peut être utilisé en cas de panne de courant. Mais il est idéal dans les petits espaces, voire à l’intérieur, dans une véranda par exemple. Facile à loger, il ne nécessite que la proximité d’une prise murale (un minimum de 2000 W est conseillé pour une cuisson rapide). Une solution simple et économique. • Le barbecue à gaz (bouteille classique) est plus onéreux mais très apprécié car il est robuste et cuit les aliments de façon homogène et très rapide. On le trouve en version pierre de lave ou en plaques de fonte émaillée. Dans les modèles de qualité, le boîtier (cuve et couvercle), les brûleurs et la grille de cuisson sont en acier et/ou en fonte. Il existe aussi des barbecues en acier inoxydable avec infrarouges adaptés au gaz naturel, nettement plus chers. |